Une production de lait tout au long de l’année
Pour assurer une offre constante de fromage de chèvre tout au long de l’année, nous avons organisé la reproduction de notre troupeau, divisant ainsi les mises bas en deux périodes : en mars et en août. Les chevrettes, quant à elles, donnent naissance à leur premier chevreau en novembre ou en mars.
Le désaisonnement
Dans notre région, les chèvres sont des animaux saisonniers, ne présentant des chaleurs qu’à certaines périodes de l’année, généralement lors des jours décroissants. Pour provoquer une seconde période de chaleur permettant des mises bas à l’automne, nous utilisons une méthode appelée désaisonnement. Cela est réalisé par des techniques naturelles telles qu’un éclairage régulier tout au long de l’année et l’effet d’un bouc. En effet, le bouc, qui est généralement isolé, est intégré au troupeau, et son odeur ainsi que le contact physique avec lui incitent les femelles à entrer en chaleur et préparent les mâles.
Environ dix jours après le premier contact avec le bouc, les saillies peuvent avoir lieu. Nous appliquons ce processus au printemps pour garantir des mises bas à la fin de l’été, étant donné que la gestation dure environ cinq mois. Chaque chèvre n’accouche qu’une fois par an et, en moyenne, donne naissance à deux chevreaux, avec une équivalence approximative entre le nombre de mâles et de femelles. Si une chèvre n’est pas « pleine », elle continue à produire du lait ; par contre, si elle est pleine, nous interrompons la lactation deux mois avant la mise bas pour qu’elle puisse se reposer.
Soins aux chevreaux
Dès leur naissance, les chevreaux tètent le colostrum de leur mère, ce qui leur fournit les anticorps essentiels pour leur défense immunitaire. Cette phase nécessite une attention particulière de notre part.
Rapidement, c’est-à-dire dès que le lait de leur mère est propice à la fabrication de fromage, les chevreaux sont séparés de leur mère, qui est alors traitée pour la production fromagère. Les chevreaux sont alors nourris avec un substitut de lait en poudre.
Élevage des chevreaux
Nous ne nous occupons pas de l’élevage de chevreaux pour la boucherie. Toutes les femelles et les meilleurs boucs sont conservés pour le renouvellement de notre cheptel ou vendus à d’autres exploitations. Les mâles restants sont vendus à des engraisseurs pour être destinés à la boucherie.

Salut ! Moi c’est Émilien, 38 ans, et si on m’avait dit il y a 10 ans que je me leverais à 6h pour aller traire des chèvres, j’aurais bien rigolé !
Ancien informaticien à Lyon pendant 12 ans, j’ai tout quitté en 2018 avec ma femme Claire et nos deux enfants pour reprendre une ferme de 8 hectares en Auvergne. Pas par romantisme, enfin pas que, mais parce qu’on en avait marre du métro-boulot-dodo.
J’ai eu de la chance d’avoir grandi chez mes grands-parents agriculteurs dans le Cantal. Ça m’a donné les bases, même si j’avais tout oublié ! Aujourd’hui, je fais du maraîchage bio sur 2 hectares, j’élève 15 chèvres dont je transforme le lait, je m’occupe de 8 ruches et je rénove les bâtiments quand j’ai le temps.
Claire gère la partie transformation et la vente directe, moi je suis plutôt terrain. Les enfants adorent la vie ici, même s’ils râlent parfois quand il faut donner un coup de main !
Sur ce blog, je raconte ce que je vis au quotidien : mes techniques qui marchent, mes plantages mémorables (et il y en a !), les trucs que m’ont appris les anciens du coin. Pas de grands discours, juste du concret testé sur le terrain.
Parce qu’au final, on apprend tous ensemble, non ?





