Une alimentation équilibrée et suffisante
Les animaux producteurs de lait présentent des besoins significatifs et il est crucial de leur fournir une nourriture adéquate, sans craindre de les suralimenter. Étant donné que le lait est riche en protéines, il est nécessaire que la ration inclue une source de protéines ; sans cela, l’animal peut puiser dans ses réserves corporelles, entraînant une perte musculaire.
Pâturage
De avril à octobre, nos chèvres ont accès librement à une parcelle de pâture autour de la chèvrerie. Bien que cette parcelle soit trop petite pour satisfaire l’intégralité de leurs besoins alimentaires, elle reste une source de détente et d’herbe fraîche. Nous veillons également à leur fournir du foin tout au long de l’année.
Composition de la ration alimentaire
La ration alimentaire de nos chèvres inclut du foin, de la luzerne déshydratée, du maïs ainsi qu’un aliment composé d’un mélange de protéines végétales (soja, tournesol, colza).
Le foin
Notre exploitation de 15 hectares est principalement dédiée à la production de foin de luzerne. Contrairement aux idées reçues, la chèvre est un animal exigeant. Il est indispensable de lui fournir un foin de haute qualité, privilégiant la qualité sur la quantité. Le foin de luzerne est particulièrement apprécié.
Pour préserver sa valeur nutritive et son attrait, il est essentiel que toutes les feuilles de luzerne demeurent bien fixées aux tiges lors des différentes étapes de fanage, tout en s’assurant que le foin soit bien sec au moment du pressage.
Pour obtenir ce résultat, il est souvent préférable de presser la nuit, lorsque le foin n’est plus craquant, mais avant que l’humidité ne se réinstalle. Pendant l’été, ce créneau idéal se déplace progressivement plus tard dans la nuit.

Salut ! Moi c’est Émilien, 38 ans, et si on m’avait dit il y a 10 ans que je me leverais à 6h pour aller traire des chèvres, j’aurais bien rigolé !
Ancien informaticien à Lyon pendant 12 ans, j’ai tout quitté en 2018 avec ma femme Claire et nos deux enfants pour reprendre une ferme de 8 hectares en Auvergne. Pas par romantisme, enfin pas que, mais parce qu’on en avait marre du métro-boulot-dodo.
J’ai eu de la chance d’avoir grandi chez mes grands-parents agriculteurs dans le Cantal. Ça m’a donné les bases, même si j’avais tout oublié ! Aujourd’hui, je fais du maraîchage bio sur 2 hectares, j’élève 15 chèvres dont je transforme le lait, je m’occupe de 8 ruches et je rénove les bâtiments quand j’ai le temps.
Claire gère la partie transformation et la vente directe, moi je suis plutôt terrain. Les enfants adorent la vie ici, même s’ils râlent parfois quand il faut donner un coup de main !
Sur ce blog, je raconte ce que je vis au quotidien : mes techniques qui marchent, mes plantages mémorables (et il y en a !), les trucs que m’ont appris les anciens du coin. Pas de grands discours, juste du concret testé sur le terrain.
Parce qu’au final, on apprend tous ensemble, non ?





