Texte rubrique « La fromagerie »

Notre transformation annuelle

Chaque année, nous transformons 110 000 litres de lait. Selon les saisons, notre production quotidienne fluctue entre 240 litres (lorsque certaines vaches sont taries pour se reposer avant de mettre bas) et 400 litres (quand toutes les animaux sont en production).

Fromagerie agréée aux normes européennes

Notre agrément nous impose de mener des analyses bactériologiques régulières sur notre matière première (le lait) ainsi que sur nos fromages. Nous vérifions trois germes principaux : les Staphylocoques auréus, la Listeria monocytogène et les Salmonelles.

Dans notre dossier d’agrément, nous avons mis en place un plan de gestion des risques sanitaires, garantissant une traçabilité claire de nos fabrications. De plus, nous bénéficions de l’appui et des conseils des techniciens de l’association des producteurs fermiers de l’Isère.

Cinq bonnes raisons de consommer des fromages au lait cru

1. Il n’est pas plus dangereux que le lait pasteurisé

Les fromages au lait cru sont souvent critiqués pour leurs risques sanitaires. Cependant, contrairement à ce que certains industriels tentent de nous faire croire, le lait cru et le lait pasteurisé présentent des risques similaires en matière d’intoxications, rendant le lait cru aussi sûr que le pasteurisé. En effet, les normes et les contrôles sanitaires imposés aux producteurs de fromages au lait cru garantissent la sécurité alimentaire. Par ailleurs, la flore microbienne naturelle du lait cru aide à inhiber les bactéries pathogènes. Ce mécanisme de défense naturel est détruit lors de la pasteurisation.

Actuellement, les cas de listériose sont stabilisés autour de 200 par an, avec environ une quinzaine de décès, mais la plupart de ces cas ne sont pas associés à la consommation de fromages. Il est à noter que 50 % des cas de listériose concernent des personnes immunodéprimées. Enfin, il est souvent négligé que les intoxications graves résultent fréquemment de stockages inappropriés par les consommateurs eux-mêmes.

2. Il contribue à la lutte contre les allergies

Une étude européenne en cours suit les grossesses de certaines femmes et l’évolution de leurs bébés pour démontrer que ceux dont les mères consomment des produits laitiers à base de lait cru pendant la grossesse sont moins susceptibles de développer des allergies et des infections bactériennes. Les résultats montrent que ces enfants présentent une sensibilité réduite, notamment pour le rhume des foins, avec seulement 0,8 % d’allergies dans le groupe consommant du lait cru, contre 7 % pour ceux qui n’en consomment pas.

3. Il fournit des vitamines naturelles

Le lait est naturellement riche en vitamines, mais les traitements thermiques tels que la pasteurisation ou la stérilisation en éliminent une grande partie. Pour compenser cette perte, les industriels ajoutent des vitamines synthétiques aux laits UHT.

4. Il favorise l’équilibre de la flore intestinale

Notre intestin abrite un nombre impressionnant de bactéries (environ 100 000 milliards) qui jouent un rôle crucial dans la digestion. Les traitements antibiotiques éliminent non seulement les bactéries pathogènes responsables d’infections, mais aussi des bactéries bénéfiques présentes dans notre intestin, entraînant à terme une résistance aux antibiotiques. Une étude a révélé que parmi 18 participants, ceux ayant consommé du fromage au lait cru avaient 10 000 bactéries résistantes aux antibiotiques dans leurs intestins, tandis que les autres en avaient 100 000. Les fromages au lait cru contribueraient donc à maintenir l’équilibre de la flore intestinale et à la reconstituer après une cure d’antibiotiques.

5. Il préserve nos traditions culinaires

La production de fromages au lait cru fait partie intégrante de la tradition et constitue un facteur économique et social essentiel pour une région. Cela s’inscrit dans une dynamique de développement rural et un aménagement du territoire, évitant la désertification en offrant aux agriculteurs une source de revenus. De plus, elle permet de conserver la diversité des saveurs face à la standardisation des goûts.

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