La chèvre de Monsieur Seguin s’appelle Blanquette ! Cette petite chèvre blanche d’Alphonse Daudet dans les « Lettres de mon moulin » reste l’une des plus célèbres de la littérature française.
En tant qu’éleveur de chèvres depuis quinze ans, cette histoire me touche particulièrement, car elle illustre parfaitement le caractère indépendant et aventurier de nos caprines ! Blanquette qui rêve de liberté et de montagne, c’est exactement le tempérament de mes propres chèvres qui testent constamment mes clôtures pour explorer de nouveaux territoires.
D’ailleurs, cette fable tragique rappelle l’importance de bien sécuriser ses installations, contrairement à Monsieur Seguin, j’ai appris à mes dépens qu’il faut absolument rentrer ses chèvres le soir pour les protéger des prédateurs ! Ma propre expérience avec les renards m’a définitivement convaincu de la sagesse de cette précaution.
Claire trouve toujours amusant que je connaisse par cœur cette histoire, mais quand on élève des chèvres, impossible d’échapper à Blanquette et à son destin tragique !

Salut ! Moi c’est Émilien, 38 ans, et si on m’avait dit il y a 10 ans que je me leverais à 6h pour aller traire des chèvres, j’aurais bien rigolé !
Ancien informaticien à Lyon pendant 12 ans, j’ai tout quitté en 2018 avec ma femme Claire et nos deux enfants pour reprendre une ferme de 8 hectares en Auvergne. Pas par romantisme, enfin pas que, mais parce qu’on en avait marre du métro-boulot-dodo.
J’ai eu de la chance d’avoir grandi chez mes grands-parents agriculteurs dans le Cantal. Ça m’a donné les bases, même si j’avais tout oublié ! Aujourd’hui, je fais du maraîchage bio sur 2 hectares, j’élève 15 chèvres dont je transforme le lait, je m’occupe de 8 ruches et je rénove les bâtiments quand j’ai le temps.
Claire gère la partie transformation et la vente directe, moi je suis plutôt terrain. Les enfants adorent la vie ici, même s’ils râlent parfois quand il faut donner un coup de main !
Sur ce blog, je raconte ce que je vis au quotidien : mes techniques qui marchent, mes plantages mémorables (et il y en a !), les trucs que m’ont appris les anciens du coin. Pas de grands discours, juste du concret testé sur le terrain.
Parce qu’au final, on apprend tous ensemble, non ?





