Le canard souchet (Spatula clypeata) est un canard de surface de taille moyenne, que son énorme bec en forme de spatule rend impossible à confondre avec un autre. Cet anatidé filtre l’eau peu profonde pour en tirer graines, minuscules crustacés et larves. Migrateur partiel, il niche en France de mars à juillet, mais la grande majorité des oiseaux que l’on observe en hiver viennent du nord de l’Europe, de la Camargue aux étangs de la Dombes. Dans notre coin d’Auvergne, nous l’avons d’abord découvert au bord d’un étang de passage, jumelles en main, avec les gamins qui riaient devant ce bec disproportionné. Depuis, la curiosité a pris le dessus : comment vit-il, que lui faut-il, et peut-on l’accueillir sur un petit terrain sans lui compliquer l’existence ? À l’époque où j’étais encore à Lyon, j’aurais jamais pensé qu’un canard puisse occuper autant mes soirées. Entre fiche d’identité, milieux de vie, règles à respecter et gestes du quotidien, voici ce que l’observation, les erreurs et les échanges avec des éleveurs passionnés nous ont appris sur cet oiseau singulier, qui ne pardonne ni l’eau stagnante ni les approximations.
En bref
- Identité : canard de surface de 44 à 52 cm, pour 500 à 900 g, reconnaissable à son bec spatulé garni de lamelles filtrantes.
- Habitat : eaux douces ou saumâtres peu profondes, riches en végétation, de la Camargue aux étangs de plaine.
- Régime : graines, jeunes pousses, invertébrés et matière organique en suspension, filtrés en nage lente.
- Reproduction : 8 à 12 œufs, incubation de 23 à 25 jours assurée par la femelle, nid au sol dans une végétation dense.
- Élevage : espèce non domestique, donc cadre légal à vérifier avant tout achat, avec des oiseaux issus d’élevage déclaré.
- Aménagement : mare peu profonde, berges enherbées, abri discret et protection contre les prédateurs et l’influenza aviaire.
Canard souchet : les caractéristiques d’un canard de surface au bec en spatule
Quand on voit un souchet pour la première fois, tout s’explique par le bec. Long, large, aplati et élargi à l’extrémité, il ressemble à une petite cuillère posée sur le visage. Ce n’est pas un détail esthétique : c’est un outil de filtration d’une précision étonnante.
L’intérieur du bec est bordé de fines lamelles, comme les dents d’un peigne. L’oiseau avale de l’eau chargée de vase, la repousse, et les lamelles retiennent les particules comestibles. Son mode d’alimentation par filtration le distingue nettement du colvert ou de la sarcelle.
Taille, poids et silhouette du souchet
Le souchet mesure de 44 à 52 cm, avec une envergure de 75 à 85 cm. Il pèse entre 500 et 900 g, ce qui en fait un canard plutôt compact, nettement plus léger qu’un colvert. Sa tête est aplatie, son cou court, et il flotte souvent l’avant du corps un peu bas, comme alourdi par son bec.
En vol, la silhouette est tout aussi parlante : bec pesant vers le bas, ailes assez rapides, trajectoire directe et légèrement lente. Un voisin chasseur m’a appris à le repérer ainsi, avant même de distinguer les couleurs. Sur un plan d’eau, c’est un bon réflexe d’observateur.
Mâle en plumage nuptial et femelle : deux allures très différentes
Le mâle en plumage nuptial est superbe : tête vert sombre irisée, poitrail blanc, ventre et flancs roux, couvertures alaires bleu clair et œil jaune d’or. Les couleurs changent selon la lumière, de sorte qu’on le croit noir à contre-jour, puis d’un vert profond dès que le soleil l’éclaire.
La femelle, elle, est brun clair tacheté, assez proche de celle de la sarcelle. Son bec élargi reste le meilleur indice pour la reconnaître. Les deux sexes portent un miroir alaire vert bordé de blanc, visible surtout quand l’oiseau s’étire ou prend son envol.

Souchet, colvert ou sarcelle : un tableau pour s’y retrouver
Au bord de l’eau, les confusions sont fréquentes, surtout avec les femelles. Claire m’a un jour soutenu qu’elle voyait « un petit colvert » sur l’étang, alors que c’était un souchet vu de loin. J’ai donc noté les repères qui m’aident à trancher.
| Critère | Canard souchet | Colvert | Sarcelle d’hiver |
|---|---|---|---|
| Longueur | 44 à 52 cm | 50 à 65 cm | 34 à 38 cm |
| Poids | 500 à 900 g | 900 à 1 300 g | 250 à 400 g |
| Bec | Très large, en spatule | Large mais régulier | Court et fin |
| Alimentation | Filtration de l’eau et de la vase | Surface, en basculant | Graines et petits invertébrés |
| Ponte | 8 à 12 œufs | 9 à 13 œufs | 8 à 11 œufs |
| Incubation | 23 à 25 jours | 26 à 28 jours | 21 à 23 jours |
Ce tableau montre que le souchet occupe une place à part : plus léger que le colvert, plus massif que la sarcelle, et surtout spécialisé. Cette spécialisation explique en grande partie les milieux qu’il fréquente, et c’est précisément ce que nous allons regarder maintenant.
Où vit le canard souchet en France, entre étangs, marais et migration ?
Le souchet n’est pas un canard de grandes eaux profondes. Il lui faut des milieux humides ouverts, peu profonds et vaseux, où la végétation aquatique prospère. Étangs, mares, marais d’eau douce ou saumâtre, lagunes, prairies inondables et zones littorales calmes lui conviennent très bien.
Plus l’eau est riche en micro-organismes, plus il s’y plaît. Une eau claire mais pauvre l’intéresse peu, alors qu’une vase vivante l’attire. C’est un enseignement précieux pour qui voudrait un jour l’accueillir.
Une espèce du Nord qui hiverne chez nous
L’espèce niche dans le nord de l’Europe et migre vers le sud et l’ouest pour passer l’hiver. La France reçoit à la fois quelques couples nicheurs et de larges contingents d’hivernants. Les premiers arrivants se montrent dès septembre, et le retour vers les zones de reproduction se fait en mars et avril.
Les populations nicheuses françaises, elles, sont présentes de mars à juillet. Elles se concentrent dans les régions humides du nord et de l’ouest, mais aussi en Camargue, dans la Dombes et dans les grands complexes d’étangs. En hiver, la Camargue et les grands sites littoraux deviennent de véritables rendez-vous pour cette espèce.
Dans notre coin d’Auvergne, nous n’avons pas de grands marais, mais les étangs d’altitude voient passer quelques bandes à l’automne. Les gamins guettent ce moment comme d’autres attendent les premières neiges. Un matin d’octobre, nous en avons compté une douzaine sur un plan d’eau voisin, le bec dans la vase et en cercle serré.
Cette vidéo montre bien la nage en cercles, qui remue les sédiments et facilite la filtration. Le geste paraît étrange, presque comique, mais il est redoutablement efficace pour rassembler la nourriture en suspension.
Statut de conservation et pression sur les zones humides
En France, le souchet est classé gibier. C’est une espèce commune, bien suivie, notamment grâce aux comptages hivernaux. La population hivernante est importante et plutôt stable, tandis que les effectifs nicheurs, plus restreints, restent constants dans les zones humides historiques.
Sa capacité d’adaptation alimentaire explique en partie cette stabilité. Il profite aussi des plans d’eau artificiels et de la gestion de certains sites. Il reste en revanche sensible à la destruction ou à la modification des zones humides peu profondes : un drainage ou un curage trop brutal peut le faire fuir pour longtemps.
Pour la reproduction, la tranquillité compte autant que la ressource en eau. Un nid au sol, caché dans la végétation dense, supporte mal les dérangements répétés. Un niveau d’eau qui varie trop au printemps peut aussi ruiner une saison entière.
Ce que ces milieux nous apprennent pour l’accueillir chez soi
Observer l’habitat naturel permet de comprendre ce qu’il faut reproduire à petite échelle : eau peu profonde, berges enherbées, végétation dense, calme. Un terrain de 3 000 m² ne remplacera jamais un marais, mais une mare bien pensée peut déjà offrir beaucoup. Voyons maintenant comment cela se traduit concrètement, sans oublier le cadre légal qui entoure cette espèce.
Élevage du canard souchet : cadre légal et aménagement d’une mare
Bon, je vous avoue, la première fois que j’ai voulu des souchets, j’ai pensé qu’il suffisait d’en trouver un couple et de leur creuser un trou. Mauvaise idée. Le souchet reste une espèce non domestique, et sa détention obéit à des règles qu’il vaut mieux connaître avant d’acheter quoi que ce soit.
Réglementation : ce qu’il faut vérifier avant d’acheter
Le Code de l’environnement encadre la détention d’animaux d’espèces non domestiques, et les conditions varient selon l’espèce, le nombre d’oiseaux et l’usage prévu. Le plus sûr est de contacter la DDPP de votre département et la fédération départementale des chasseurs avant tout achat. Ces interlocuteurs m’ont répondu avec une vraie patience, et un coup de fil m’a évité une erreur coûteuse.
Une règle ne souffre aucune discussion : ne prélevez jamais d’œufs, de canetons ou d’adultes dans la nature. Procurez-vous vos oiseaux auprès d’un éleveur déclaré, avec facture, bagues et justificatifs d’origine. Gardez ces documents, ils servent en cas de contrôle.
La détention d’oiseaux doit aussi être déclarée auprès des autorités sanitaires, comme pour toute basse-cour. Pour l’influenza aviaire, les arrêtés de niveau de risque peuvent imposer le confinement ou des filets de protection. Consultez-les régulièrement, car ils changent selon la saison.
Créer une mare adaptée à un canard filtreur
Le souchet a besoin d’une eau peu profonde, avec des zones de 10 à 40 cm où il peut filtrer à son aise. Pour un couple, comptez au minimum 15 m² de surface d’eau, et 25 m² si vous voulez qu’ils respirent vraiment. Une mare bâchée de 30 m² revient en général entre 300 et 700 € quand on la creuse soi-même.
Voici les points que j’ai appris à surveiller, souvent à mes dépens :
- Pente douce : les berges doivent descendre en pente progressive, sinon les canetons peinent à sortir et les oiseaux ne trouvent pas leurs zones peu profondes.
- Fond vaseux : une couche de terre limoneuse sur la bâche favorise la vie microscopique dont se nourrit le souchet.
- Végétation aquatique : plantes immergées et hélophytes offrent graines, abris et supports aux invertébrés.
- Berges herbeuses : une bande dense de 2 à 3 m de large permet à la cane de cacher son nid.
- Eau renouvelée : un petit trop-plein ou un apport de pluie évite la stagnation en été.
- Clôture : un grillage enterré sur 30 cm, doublé d’un fil électrique, dissuade renards et mustélidés.
- Protection aérienne : un filet ou des fils tendus limitent les visites de rapaces et le contact avec les oiseaux sauvages.
- Abri discret : une cabane ventilée, entre 80 et 200 € en récupération, sert de refuge nocturne.
Ma première clôture, soi-disant à toute épreuve, a cédé en dix jours face à un renard obstiné. Depuis, je double toujours le grillage et je ferme l’abri chaque soir. Mes voisins m’ont regardé bizarrement quand j’ai enterré le grillage à la pelle, mais au final, plus aucune visite nocturne.
Une erreur courante à éviter : sous-estimer la tranquillité
Au début, nous avions placé la mare près du chemin des enfants. Résultat, les oiseaux sursautaient à chaque vélo et restaient collés au grillage. Déplacer le point d’eau à l’autre bout du terrain a tout changé.
Un souchet stressé mange peu et se reproduit mal. Si vous retenez une seule chose de cette partie, gardez celle-ci : l’emplacement compte autant que la taille de la mare. Une fois l’installation prête, reste à nourrir et surveiller ces oiseaux au quotidien, ce qui demande quelques ajustements.
Alimentation et santé du canard souchet en élevage : ce qui marche vraiment
Nourrir un souchet ne ressemble pas à nourrir un colvert. Dans la nature, il est principalement phytophage mais aussi partiellement invertivore : graines et jeunes pousses de plantes aquatiques, petits invertébrés, larves, crustacés, mollusques et matières organiques en suspension. En captivité, il faut reproduire cet équilibre autant que possible.
Composer la ration au quotidien
La base peut être un granulé pour canards d’ornement, complété par des graines et des légumes verts hachés. Comptez environ 60 à 80 g par oiseau et par jour en période calme, un peu plus au printemps. Un sac de 25 kg se trouve généralement entre 20 et 30 €, et dure plusieurs semaines pour un couple.
L’astuce qui m’a le plus servi, c’est de laisser la mare vivre. Une eau trop propre appauvrit la nourriture naturelle. Quelques lentilles d’eau, de la vase, des larves de moustiques non traitées : ils s’en régalent, et les gamins adorent les regarder tourner en cercles pour tout remuer.
Pour la ration complémentaire, je sers les graines directement dans une eau de 5 à 10 cm. Le souchet a du mal à ramasser sur sol sec, alors qu’il filtre sans effort dans l’eau. Observer ce détail m’a évité de croire qu’un couple « ne mangeait pas ».
Santé, influenza aviaire et vigilance sanitaire
Le principal risque sanitaire reste l’influenza aviaire. Les oiseaux sauvages migrateurs circulent à proximité de votre mare, surtout à l’automne et en hiver. Respectez strictement les mesures de biosécurité : filet de protection, nourrissage à l’abri, désinfection des bottes, séparation du matériel.
Surveillez aussi l’état des yeux, le plumage et le comportement. Un oiseau isolé, apathique, qui boude la nourriture, doit alerter. En cas de mortalité inhabituelle, contactez votre vétérinaire sanitaire sans attendre, et ne manipulez pas les cadavres à mains nues.
Côté parasites, un vermifuge adapté peut s’envisager sur avis vétérinaire. Je ne sais pas encore quelle fréquence est idéale pour notre terrain, et je préfère le dire franchement : le vétérinaire du coin m’a conseillé une coproscopie annuelle plutôt qu’un traitement systématique. C’est une méthode simple qui m’a convaincu.
Avant de passer à la saison des amours, voici une dernière piste utile : tenez un petit carnet. J’y note les quantités, le poids approximatif des oiseaux, les anomalies. À l’époque où j’étais technicien informatique, ce réflexe m’aurait paru superflu, mais il m’a déjà permis de repérer une perte de poids avant qu’elle ne devienne grave.
Prévoir les saisons : chaleur, gel et nourrissage
En été, l’eau chauffe vite dans une mare peu profonde. Ombragez une partie des berges et surveillez l’oxygénation. En hiver, un gel durable peut priver les oiseaux d’eau libre : cassez la glace chaque matin, ou gardez une zone entretenue avec une pompe de brassage.
Une bonne gestion saisonnière, c’est la différence entre une installation qui tient et une mare qui devient un souci. Une fois les bases maîtrisées, on peut penser à la période la plus délicate et la plus gratifiante : la reproduction.
Reproduction du canard souchet : nid, œufs et cohabitation au bassin
La saison de reproduction commence au printemps. La cane construit un nid au sol, dans une végétation dense, souvent à proximité immédiate de l’eau. Elle pond de 8 à 12 œufs blanc crème, qu’elle couve seule pendant 23 à 25 jours. Dès l’éclosion, les canetons quittent le nid et suivent leur mère vers les zones d’eau calme.
Favoriser la ponte sans stresser le couple
Le secret tient en trois mots : couvert, calme, patience. Laissez pousser une bande d’herbes hautes en bordure de mare, ajoutez quelques fagots de branches, et évitez de passer tous les jours à proximité. Plus la cane se sent en sécurité, plus elle choisit un emplacement stable.
Chez nous, la première saison s’est soldée par zéro œuf. Claire m’a dit : « Ils sont peut-être juste jeunes. » Elle avait raison, car certains canards ne se reproduisent qu’à partir de leur deuxième printemps. J’ai appris à ne pas courir après un résultat.
La productivité dépend beaucoup des conditions hydrologiques et de la quiétude du site. Un niveau d’eau stable, sans montée soudaine après un orage, protège le nid. Je vérifie la berge après chaque forte pluie, en gardant mes distances.
Comportement social et cohabitation avec d’autres canards
Le souchet est discret en période de reproduction, vivant en couple ou en petits groupes. Hors saison, il se rassemble parfois en bandes. Les mâles peuvent se montrer agressifs entre eux pour défendre territoire et femelle, ce qui impose de ne pas surcharger la mare.
Avec d’autres espèces, la cohabitation reste possible, à condition de prévoir de la place et plusieurs zones de nourrissage. Si l’idée d’un bassin ornemental vous séduit, l’élevage du canard mandarin offre un bon point de comparaison, avec des exigences et un caractère bien différents. Chaque espèce réagit à sa manière, et l’observation reste le meilleur outil.
Un conseil de terrain : introduisez toujours les nouveaux venus après une quarantaine d’environ trois à quatre semaines dans un enclos séparé. Cela évite de transmettre des maladies à toute la mare. Les gamins ont râlé de ne pas pouvoir les voir tout de suite, mais ils ont compris le principe.
Combien coûte l’élevage d’un couple de souchets ?
Le budget de départ varie fortement selon l’installation. Un couple issu d’un éleveur déclaré se situe en général entre 60 et 150 €, mare et clôture non comprises. En ajoutant bâche, grillage, abri et filet, comptez facilement 600 à 1 200 € au démarrage, puis une centaine d’euros par an en alimentation.
Ces chiffres vous donnent un ordre de grandeur, pas une règle absolue. Le bricolage de récupération réduit la facture, comme pour notre grange en rénovation où chaque planche récupérée compte. Ce qui compte vraiment, c’est de s’y prendre sans précipitation : un souchet bien accueilli récompense la patience par un spectacle quotidien de nage en cercles et de couleurs changeantes.
Les questions fréquemment posées :
Quelle est la durée de vie d’un canard souchet ?
Un souchet peut vivre jusqu’à une vingtaine d’années, avec un record cité autour de 21 ans. En pratique, l’espérance de vie est bien plus courte dans la nature, à cause des prédateurs, de la chasse et des aléas climatiques. En élevage protégé, elle est généralement plus longue.
Le canard souchet est-il bruyant ?
Non, c’est une espèce plutôt peu bruyante. Le mâle émet un son sourd et nasillard, la femelle un cancanement discret. En période de reproduction, quelques échanges plus vifs entre mâles sont possibles, mais le voisinage les remarque rarement.
Peut-on chasser le canard souchet ?
Oui, c’est une espèce classée gibier en France, chassée à la passée ou à la hutte pendant la saison de chasse au gibier d’eau. Les dates et conditions sont fixées par arrêté, donc consultez la fédération départementale des chasseurs avant de pratiquer.
Le souchet peut-il voler depuis une mare sans aile coupée ?
Oui, c’est un bon voilier, au vol direct et rapide. Un oiseau non entravé peut quitter la mare, surtout pendant les périodes de migration. Filet de protection, bagues et éventuellement pinionnage encadré par un vétérinaire sont à étudier selon votre situation et la réglementation.

Salut ! Moi c’est Émilien, 38 ans, et si on m’avait dit il y a 10 ans que je me leverais à 6h pour aller traire des chèvres, j’aurais bien rigolé ! Ancien informaticien à Lyon pendant 12 ans, j’ai tout quitté en 2018 avec ma femme Claire et nos deux enfants pour reprendre une ferme de 8 hectares en Auvergne. Pas par romantisme, enfin pas que, mais parce qu’on en avait marre du métro-boulot-dodo. J’ai eu de la chance d’avoir grandi chez mes grands-parents agriculteurs dans le Cantal. Ça m’a donné les bases, même si j’avais tout oublié ! Aujourd’hui, je fais du maraîchage bio sur 2 hectares, j’élève 15 chèvres dont je transforme le lait, je m’occupe de 8 ruches et je rénove les bâtiments quand j’ai le temps. Claire gère la partie transformation et la vente directe, moi je suis plutôt terrain. Les enfants adorent la vie ici, même s’ils râlent parfois quand il faut donner un coup de main ! Sur ce blog, je raconte ce que je vis au quotidien : mes techniques qui marchent, mes plantages mémorables (et il y en a !), les trucs que m’ont appris les anciens du coin. Pas de grands discours, juste du concret testé sur le terrain. Parce qu’au final, on apprend tous ensemble, non ?





