Les Fermes de Gally constituent le réseau de fermes pédagogiques et de cueillette le plus développé d’Île-de-France avec trois sites dans les Yvelines ! Ces exploitations proposent de la cueillette en libre-service, des ateliers pour enfants, une ferme animalière et un marché de produits locaux toute l’année. Je dois avouer que je ne connaissais absolument pas cet endroit avant notre voyage familial en région parisienne le mois dernier. Claire voulait rendre visite à ses parents qui habitent Versailles, et les beaux-parents nous ont emmenés découvrir la ferme de Saint-Cyr-l’École avec les gamins.
Cette sortie m’a complètement bluffé par le gigantisme de l’organisation comparé à ma petite ferme auvergnate ! Les enfants ont adoré la cueillette de fraises et la rencontre avec les animaux. L’approche très professionnelle et commerciale diffère totalement de ce que je pratique chez moi, mais le concept fonctionne manifestement très bien. Cette découverte m’a donné pas mal d’idées pour développer l’accueil à ma propre ferme, même si l’échelle reste incomparable !

Ma découverte surprenante lors de nos vacances parisiennes
Ce déplacement familial dans la région de Versailles m’a fait sortir de ma zone de confort auvergnate ! Cette immersion dans l’univers francilien a chamboulé pas mal de mes certitudes sur l’agriculture périurbaine.
Les beaux-parents nous ont proposé cette sortie un dimanche matin en vantant cette « super ferme pour les enfants ». Ma première réaction a été de sourire intérieurement en me disant qu’ils n’avaient jamais vu une vraie ferme avec de vrais animaux au quotidien. Mon scepticisme de fermier face à ces attractions touristiques me rendait peu enthousiaste. Claire a insisté en expliquant que ça changerait les gamins de notre routine auvergnate.
Le trajet en voiture m’a fait traverser des zones pavillonnaires à perte de vue. Cette densité urbaine m’oppressait après mes grands espaces verts habituels. Quand nous sommes arrivés sur le parking bondé de la ferme, j’ai commencé à comprendre l’ampleur de l’affaire. Des dizaines de familles débarquaient avec leurs paniers et leurs enfants surexcités. Cette affluence m’a immédiatement impressionné et interrogé sur le modèle économique.
L’entrée payante de 5 euros par adulte m’a d’abord fait tiquer. Habitué à recevoir gratuitement les visiteurs occasionnels chez moi, cette monétisation de l’accès me semblait étrange. Les beaux-parents m’ont expliqué que ces fermes périurbaines fonctionnaient comme des parcs de loisirs agricoles. Cette approche commerciale assumée tranchait complètement avec ma vision de l’agriculture authentique et productive.
La première impression en franchissant l’entrée a balayé mes préjugés négatifs. L’organisation impeccable, la propreté des lieux, la signalétique claire révélaient un professionnalisme rare. Ces gens avaient vraiment pensé l’accueil du public dans les moindres détails. Mon atelier de bricolage artisanal à la ferme faisait vraiment amateur comparé à cette machine bien huilée !
Les champs de cueillette parfaitement entretenus s’étendaient sur plusieurs hectares avec des allées bien tracées. Cette agriculture de précision destinée au public différait totalement de mes cultures maraîchères fonctionnelles. Chaque fruit, chaque légume semblait calibré pour l’expérience client. Cette standardisation m’a à la fois fasciné et légèrement agacé par son côté trop lisse.
Maintenant que vous comprenez mon étonnement initial, laissez-moi vous présenter concrètement ces fermes.

Les trois sites des Fermes de Gally
Ce réseau développé depuis 1980 compte maintenant trois exploitations dans les Yvelines ! Cette expansion progressive témoigne du succès du concept auprès des familles franciliennes.

La ferme de Saint-Cyr-l’École : le site historique (CD 7, Route de Bailly, 78210)
Cette ferme principale que nous avons visitée se situe Route de Bailly à Saint-Cyr-l’École, à quelques kilomètres de Versailles. L’exploitation s’étend sur 25 hectares consacrés aux cultures maraîchères et fruitières en cueillette. Cette surface impressionnante dépasse largement mes 3000 m² de potager en Auvergne ! Le site accueille également une ferme pédagogique avec des animaux de la ferme que les enfants peuvent approcher.
Le parking gratuit peut accueillir plusieurs centaines de véhicules sans problème. Cette capacité témoigne de la fréquentation massive du lieu, surtout les week-ends ensoleillés. Nous avons eu la chance d’arriver assez tôt pour trouver facilement une place. Les retardataires tournaient en rond dans les allées bondées, créant des embouteillages dignes de Paris !
L’ambiance générale reste familiale malgré le monde avec des familles de tous horizons. Cette mixité sociale me plaît car l’agriculture réunit tous les publics autour du plaisir simple de cueillir. Les enfants courent partout avec leurs paniers tandis que les parents flânent entre les rangs. Cette animation joyeuse crée une atmosphère de fête loin du calme de ma ferme auvergnate.

La ferme de Sartrouville : l’extension vers le nord (33, rue de Chatou 78500)
Ce deuxième site ouvert plus récemment se trouve Route de Chatou à Sartrouville, au bord de la Seine. L’emplacement urbain encore plus marqué rapproche la ferme des habitants des communes denses du nord parisien. Mes beaux-parents m’ont expliqué que cette ferme attire beaucoup de monde des quartiers populaires environnants. Cette démocratisation de l’accès aux produits frais me plaît particulièrement.
La surface plus modeste de 10 hectares concentre l’offre sur les productions phares. Les fraises, tomates, salades et quelques fruits constituent l’essentiel de la cueillette proposée. Cette spécialisation facilite la gestion et permet de maintenir une qualité constante. Le concept reproduit celui de Saint-Cyr à échelle réduite pour un public de proximité immédiate.

La ferme de Saint-Denis : l’implantation en Seine-Saint-Denis (114 avenue de Stalingrad 93000)
Ce troisième site récent s’inscrit dans une démarche d’agriculture urbaine encore plus poussée. L’implantation en pleine banlieue dense répond à une demande locale forte de reconnexion avec la nature. Cette volonté d’aller vers les populations éloignées des campagnes me touche professionnellement. Le modèle Gally essaime ainsi progressivement autour de Paris pour toucher de nouveaux publics.
Je n’ai pas visité ces deux autres sites mais leur existence témoigne de la viabilité du concept. Cette multiplication des lieux prouve qu’une vraie demande existe pour ces fermes périurbaines. Mon modèle artisanal à taille humaine ne se reproduit pas ainsi, chaque ferme reste unique. Cette différence d’échelle illustre deux visions complémentaires de l’agriculture.
Voyons maintenant les horaires d’ouverture pour organiser votre visite.

Les horaires d’ouverture à connaître
L’organisation temporelle varie selon les saisons et les activités proposées ! Cette information pratique conditionne la réussite de votre sortie familiale.
Les Fermes de Gally ouvrent généralement du mercredi au dimanche pendant la haute saison touristique d’avril à octobre. Cette fermeture en début de semaine permet aux équipes de préparer les champs et de réapprovisionner les boutiques. Les jours d’ouverture s’élargissent pendant les vacances scolaires pour absorber l’afflux de visiteurs. Cette flexibilité adaptée à la demande témoigne d’une gestion commerciale rodée.
Les horaires quotidiens s’étalent typiquement de 9h30 à 18h30 en période estivale. Cette large plage permet aux familles de venir quand elles le souhaitent sans contrainte excessive. Nous sommes arrivés vers 10h et c’était parfait pour profiter du calme relatif du matin. L’après-midi, la foule rend la cueillette moins agréable avec des files d’attente aux caisses. Cette stratégie d’arrivée matinale me semble la plus judicieuse pour une expérience optimale.
L’hiver restreint les horaires avec une ouverture limitée au week-end de 10h à 17h. Cette réduction suit logiquement la baisse d’activité liée aux cultures saisonnières. Les serres permettent néanmoins de maintenir une offre minimale même pendant les mois froids. Cette continuité d’ouverture différencie ces fermes commerciales des exploitations traditionnelles fermées l’hiver. Mon propre rythme saisonnier suit la nature sans forcer la production hors saison.
Les jours fériés voient généralement la ferme ouverte avec même parfois des horaires élargis. Ces dates prisées des familles génèrent une fréquentation record qu’il vaut mieux éviter si possible. Le lundi de Pâques ou de Pentecôte transforment le site en véritable fourmilière humaine. Cette sur-fréquentation ponctuelle pose des problèmes de gestion des flux que les responsables anticipent.
Je recommande vivement de vérifier les horaires sur leur site internet avant de vous déplacer. Ces informations actualisées évitent les mauvaises surprises et les trajets pour rien. Les fermetures exceptionnelles pour événements privés ou conditions météo défavorables s’y trouvent annoncées. Cette communication digitale efficace facilite grandement l’organisation des visites.
Maintenant parlons du nerf de la guerre : les tarifs pratiqués.

Les tarifs d’entrée et de cueillette
Le système tarifaire surprend au début mais s’avère finalement assez logique ! Cette double facturation entrée + cueillette finance le modèle économique de ces fermes.
Le droit d’entrée s’élève à 5 euros par adulte et 3 euros par enfant de 3 à 12 ans. Les moins de 3 ans entrent gratuitement ce qui arrange les familles avec bébés. Ce ticket donne accès à l’ensemble du site : champs de cueillette, ferme animalière, aires de jeux, boutique. Notre famille de quatre a donc payé 16 euros juste pour entrer, ce qui représente déjà un budget non négligeable. Claire a trouvé ça correct vu les prestations proposées.
La cueillette se facture ensuite au poids selon les fruits et légumes récoltés. Les prix oscillent généralement entre 3 et 8 euros le kilo selon les produits et la saisonnalité. Les fraises atteignent ainsi 8 euros le kilo tandis que les pommes tournent autour de 4 euros. Ces tarifs supérieurs aux prix de marché se justifient par l’expérience ludique de la cueillette. Personnellement, je trouve ça un peu cher mais les familles semblent accepter cette prime au plaisir.
Le système de pesée à la sortie utilise des balances électroniques précises et des caisses modernes. Cette organisation fluide évite les files d’attente interminables malgré l’affluence. Chaque famille reçoit un panier numéroté à l’entrée qu’elle présente au passage en caisse. Cette traçabilité informatisée impressionne mon côté ancien informaticien reconverti ! Ma petite balance manuelle à la ferme fait vraiment artisan d’un autre temps.
Des formules groupées existent pour les familles nombreuses ou les visiteurs réguliers. Un pass annuel à 60 euros permet des entrées illimitées pendant un an. Cette fidélisation commerciale fonctionne bien auprès des habitués du coin. Les groupes scolaires bénéficient également de tarifs préférentiels négociés à l’avance. Cette stratégie tarifaire différenciée optimise le remplissage tout au long de l’année.
Le coût total de notre visite familiale a atteint environ 45 euros entrées + cueillette comprises. Ce montant représente effectivement un budget loisir non négligeable pour une sortie de quelques heures. Claire a relativisé en comparant avec le prix d’autres activités comme le cinéma ou les parcs d’attractions. Les fraises et salades ramenées à la maison compensent partiellement la dépense par rapport à un achat classique.
Cette question financière réglée, découvrons les activités concrètes proposées.
La cueillette en libre-service : le cœur de l’activité
Cette expérience ludique de récolter soi-même ses fruits et légumes séduit énormément les citadins ! Les enfants adorent particulièrement cette connexion directe avec la nature productive.
Les fraises constituent la star incontestée qui attire les foules de mai à juillet. Ces rangées impeccables de fraisiers croulent sous les fruits rouges brillants. Les enfants se jettent dessus avec des cris de joie et en mangent autant qu’ils en cueillent ! Cette gourmandise fait partie du jeu et les responsables semblent tolérer cette « dégustation sur place ». Mes propres fraisiers en Auvergne produisent bien mais n’atteignent jamais cette abondance calibrée.
Les tomates prennent le relais de juillet à octobre avec une dizaine de variétés différentes. Cette diversité colorée plaît aux enfants qui découvrent des tomates jaunes, noires, zébrées. Le système de tuteurage impeccable facilite la cueillette même pour les plus petits. J’ai noté quelques astuces de palissage que je vais reproduire dans mon potager. Les tomates cerises remportent logiquement un succès fou auprès des jeunes cueilleurs.
Les salades se récoltent toute l’année grâce aux cultures successives et aux serres. Cette continuité d’approvisionnement impressionne le maraîcher que je suis ! Les rangs parfaitement alignés ressemblent à des jardins d’exposition plus qu’à des cultures productives. Cette esthétique soignée fait partie intégrante de l’expérience client. Mes propres salades plus anarchiques produisent tout aussi bien mais avec moins de photogénie !
Les courges et potirons enchantent l’automne avec leurs formes et couleurs spectaculaires. Les enfants adorent choisir « leur » citrouille pour Halloween parmi les centaines proposées. Ce moment festif transforme une simple récolte en chasse au trésor géante. Claire a craqué pour une énorme courge butternut que nous avons traînée jusqu’à la voiture. Le poids de 8 kg nous a bien fait rire pendant le portage !
Les pommes et poires complètent l’offre fruitière avec plusieurs variétés anciennes. Les pommiers en espalier facilitent la cueillette sans nécessiter d’échelle. Cette accessibilité totale permet même aux tout-petits de participer activement. Mon verger en formation m’inspire de ces techniques d’arboriculture adaptée au public. Les fruits proposés présentent une qualité irréprochable sans défaut visible, ce qui me semble parfois un peu trop parfait pour être naturel.
Au-delà de la cueillette, d’autres activités enrichissent la visite.
Les autres animations qui plaisent aux enfants
Ces activités complémentaires transforment la simple cueillette en véritable sortie familiale ! Cette diversification intelligente maximise le temps passé sur place et justifie le prix d’entrée.
La ferme pédagogique avec ses animaux a captivé nos enfants pendant une heure. Chèvres, moutons, ânes, poules, lapins vivent dans des enclos aménagés et propres. Cette présentation soignée contraste avec le côté plus rustique de ma propre ferme ! Les animaux habitués au public se laissent caresser sans stress apparent. Un parcours fléché avec des panneaux explicatifs raconte la vie de chaque espèce. Cette dimension éducative plaît aux parents soucieux d’instruction.
Les ateliers de découverte proposent des activités manuelles selon les saisons et les week-ends. Fabrication de pain, de jus de pomme, de soupe de légumes mobilisent les enfants pendant 30 à 45 minutes. Ces animations payantes en supplément (5 à 10 euros) rencontrent un franc succès malgré le surcoût. Notre fille de 9 ans a participé à l’atelier fabrication de beurre qu’elle a adoré. Cette transmission de savoir-faire traditionnels rejoint ma propre philosophie à la ferme.
Les aires de jeux extérieures permettent aux enfants de se défouler entre deux activités. Toboggans, balançoires, structures en bois occupent une zone dédiée spacieuse. Cette infrastructure de loisir transforme la ferme en véritable parc d’attractions agricole. Mon fils de 12 ans, pourtant blasé, s’est amusé sur ces installations de qualité professionnelle. Le mobilier en bois s’intègre harmonieusement dans le décor champêtre.
Le labyrinthe de maïs saisonnier ouvre ses portes de juillet à octobre pour le plus grand bonheur des familles. Ce dédale géant taillé dans un champ de maïs occupe les enfants pendant au moins 30 minutes. Les petits adorent se perdre et se retrouver dans ces allées végétales vertigineuses. Claire et moi avons dû intervenir pour récupérer notre fils qui tournait en rond complètement désorienté ! Cette attraction originale exploite intelligemment une culture traditionnelle.
Les démonstrations agricoles ponctuelles expliquent certains travaux de saison aux visiteurs curieux. Taille des arbres fruitiers, semis de légumes, récolte mécanisée se découvrent lors de ces animations gratuites. Cette pédagogie agricole sensibilise le public aux réalités du métier. J’aurais aimé assister à l’une de ces démonstrations mais nous avons manqué l’horaire. Cette médiation entre agriculteurs et consommateurs me semble vraiment bénéfique pour tout le monde.
Après toutes ces activités, la boutique vous attend avec ses tentations.
La boutique et le marché de producteurs
Cette partie commerciale complète l’offre en proposant des produits locaux ! Cette valorisation de circuits courts correspond totalement à mes convictions d’agriculteur.
Le marché de producteurs rassemble une trentaine d’artisans alimentaires de la région. Fromages, charcuteries, confitures, miels, vins, bières artisanales s’alignent sur des étals permanents. Cette concentration de producteurs locaux facilite les achats en un seul lieu. Claire a craqué pour des fromages fermiers qui lui rappelaient mes propres productions caprines. Les prix pratiqués restent corrects sans les marges excessives de la grande distribution.
La boutique de la ferme propose les surplus de production non cueillis par les visiteurs. Fruits et légumes de saison complètent ainsi l’offre pour qui ne veut pas cueillir. Cette double commercialisation optimise la valorisation de toute la production. Les produits présentent une fraîcheur absolue puisque récoltés le matin même. Mon expérience me fait apprécier cette qualité rare en commerce classique.
Les produits transformés maison élargissent la gamme avec confitures, compotes, jus de fruits. Ces préparations artisanales prolongent la saison des fruits périssables. La petite production assure une qualité supérieure aux produits industriels standardisés. Les tarifs reflètent cette qualité avec des prix 30% supérieurs aux équivalents de supermarché. Claire a acheté de la confiture de fraises qui s’est révélée effectivement excellente.
Les plants potagers et arbres fruitiers séduisent les jardiniers amateurs qui veulent reproduire chez eux. Cette vente de végétaux encourage l’autonomie alimentaire des visiteurs. Les conseils de plantation gratuits accompagnent ces achats pour maximiser les chances de réussite. J’ai repéré quelques variétés anciennes intéressantes que je pourrais commander pour diversifier mon verger. Cette transmission de biodiversité cultivée me plaît énormément.
Les produits d’épicerie fine complètent l’offre avec huiles, vinaigres, condiments artisanaux. Cette sélection gourmande attire les amateurs de bons produits au-delà des simples fruits et légumes. Les paniers cadeaux précomposés facilitent les achats pour offrir. Cette diversification commerciale maximise le panier moyen des visiteurs. Le modèle économique très élaboré force mon respect même si je ne pourrais jamais l’appliquer à ma petite échelle !
Maintenant, mon analyse critique après cette découverte francilienne.
Mon avis de fermier auvergnat sur le concept
Cette visite m’a fait réfléchir sur les différents modèles agricoles possibles ! Ma vision d’éleveur caprin s’est enrichie de cette confrontation avec une agriculture périurbaine assumée.
La dimension commerciale très poussée m’a d’abord déstabilisé par son professionnalisme. Cette approche marketing de l’agriculture heurte un peu mes convictions d’authenticité. Les Fermes de Gally ressemblent plus à des parcs de loisirs agricoles qu’à de vraies exploitations productives. Cette frontière floue entre agriculture et tourisme interroge sur la pérennité du modèle. Cependant, je reconnais l’intelligence de cette adaptation aux attentes du public urbain.
L’accessibilité à tous les publics constitue le point fort indéniable de ces fermes. Cette démocratisation de l’accès aux produits frais mérite d’être saluée. Les familles modestes des banlieues peuvent offrir à leurs enfants cette reconnexion avec la nature productive. Cette dimension sociale dépasse largement la simple transaction commerciale. Ma propre ferme accueille principalement des visiteurs ruraux déjà sensibilisés, là où Gally touche des urbains déconnectés.
La pédagogie agricole développée sensibilise efficacement les nouvelles générations. Ces enfants qui découvrent qu’une tomate pousse sur un plant et non dans un emballage plastique apprennent l’essentiel. Cette éducation alimentaire combat l’ignorance croissante sur l’origine de notre nourriture. Mon propre accueil pédagogique reste artisanal comparé à cette machine éducative rodée. Les deux approches se complètent plutôt qu’elles ne s’opposent finalement.
La qualité des produits proposés m’a agréablement surpris malgré mes préjugés initiaux. Ces fruits et légumes présentent un goût et une fraîcheur remarquables. L’agriculture intensive qu’on pourrait craindre laisse place à des pratiques raisonnées visibles. Les panneaux expliquant les méthodes culturales témoignent d’une vraie transparence. Cette honnêteté agricole mérite d’être soulignée dans un contexte de défiance généralisée.
Le prix global de la sortie reste élevé pour les budgets serrés malgré les justifications. Cette barrière financière exclut de fait certaines familles de l’expérience. Les 45 euros de notre visite représentent une somme conséquente pour beaucoup de foyers. Cette démocratisation limitée par le coût tempère mon enthousiasme initial. Des tarifs sociaux pour les familles modestes amélioreraient encore l’accessibilité.
L’impact écologique du modèle m’interroge avec ces milliers de visiteurs motorisés chaque week-end. Cette concentration de déplacements individuels génère une empreinte carbone significative. Le bilan environnemental global doit intégrer ces émissions liées au transport des visiteurs. Ma ferme locale touchant un public de proximité présente probablement un meilleur bilan sur ce point. Cette réflexion systémique dépasse le simple cadre de l’exploitation agricole.
Quelques conseils pratiques pour optimiser votre visite.
Mes recommandations pour profiter au maximum
L’expérience accumulée en une journée me permet de partager quelques astuces ! Ces conseils pragmatiques amélioreront votre sortie familiale aux Fermes de Gally.
Arrivez à l’ouverture pour profiter du calme matinal et des meilleurs produits. Cette stratégie nous a permis de cueillir tranquillement sans bousculade. Les fruits et légumes fraîchement récoltés la veille attendent les premiers visiteurs. L’affluence de l’après-midi transforme les champs en zone de guerre avec des familles partout. Cette anticipation horaire fait vraiment la différence sur la qualité de l’expérience vécue.
Privilégiez les jours de semaine pendant les vacances scolaires si votre planning le permet. Cette fréquentation réduite offre un confort incomparable aux habitués du week-end. Les enfants profitent mieux des animations sans faire la queue pendant des heures. Marcel qui y est retourné un jeudi de Toussaint a confirmé cette différence majeure. Cette souplesse d’organisation récompense ceux qui peuvent éviter les périodes de pointe.
Prévoyez des vêtements adaptés et des chaussures fermées pour marcher dans les champs. Cette tenue pratique évite les désagréments des sols boueux après la pluie. Claire avait mis des sandales qu’elle a rapidement regrettées dans les allées humides. Les enfants en bottes s’amusaient à patauger dans les flaques sans contrainte. Cette préparation vestimentaire conditionne le confort de toute la famille.
Apportez vos propres paniers ou sacs réutilisables pour limiter les déchets. Les contenants fournis sur place restent basiques et peu écologiques. Cette démarche environnementale s’inscrit dans une logique de cohérence avec l’esprit du lieu. Nos sacs en toile ont largement suffi pour transporter notre récolte de 4 kg. Cette anticipation évite aussi les surcharges de paniers trop remplis qu’on peine à porter.
Fixez-vous un budget prévisionnel pour éviter les dérives financières à la caisse. Cette discipline budgétaire préserve du stress de la note finale. Les enfants réclament toujours plus et l’addition grimpe vite sans surveillance. Claire et moi avions convenu de 50 euros maximum incluant tout. Cette limite clairement établie a cadré nos achats impulsifs naturels.
Combinez la visite avec un pique-nique sur place pour prolonger le moment familial. Les aires aménagées permettent de déjeuner confortablement dans la nature. Cette pause méridiane évite les restaurants chers des environs et reste conviviale. Nous avions préparé un repas froid que nous avons dégusté à l’ombre des pommiers. Cette organisation optimise le temps passé ensemble loin du quotidien stressant.
Vérifiez le calendrier des récoltes sur leur site pour cibler vos fruits préférés. Cette programmation évite les déceptions d’arriver hors saison. Les fraises de juin diffèrent totalement des pommes d’octobre en termes d’expérience. Cette anticipation garantit que votre visite correspondra aux attentes de toute la famille. Le site internet très complet renseigne précisément sur les disponibilités hebdomadaires.
Cette découverte francilienne m’a vraiment ouvert les yeux sur un modèle agricole que je connaissais mal ! Les Fermes de Gally proposent une approche très professionnelle de l’agritourisme qui fonctionne manifestement bien. Cette réussite commerciale prouve qu’une vraie demande existe pour reconnecter les urbains à l’agriculture. Mon modèle artisanal auvergnat reste aux antipodes de cette organisation industrielle, et c’est tant mieux ! Les deux visions coexistent et répondent à des besoins différents du public.
Claire envisage maintenant de développer un petit espace de cueillette de fruits rouges chez nous pour les visiteurs occasionnels. Les gamins réclament déjà d’y retourner lors de nos prochaines vacances parisiennes, preuve que l’expérience les a marqués ! Cette sortie familiale a finalement dépassé mes attentes malgré mon scepticisme initial. Si vous habitez en région parisienne, je recommande vraiment de tester au moins une fois avec vos enfants. L’émerveillement dans leurs yeux en cueillant leurs propres fraises vaut largement le prix d’entrée et le temps de trajet depuis la capitale !

Salut ! Moi c’est Émilien, 38 ans, et si on m’avait dit il y a 10 ans que je me leverais à 6h pour aller traire des chèvres, j’aurais bien rigolé !
Ancien informaticien à Lyon pendant 12 ans, j’ai tout quitté en 2018 avec ma femme Claire et nos deux enfants pour reprendre une ferme de 8 hectares en Auvergne. Pas par romantisme, enfin pas que, mais parce qu’on en avait marre du métro-boulot-dodo.
J’ai eu de la chance d’avoir grandi chez mes grands-parents agriculteurs dans le Cantal. Ça m’a donné les bases, même si j’avais tout oublié ! Aujourd’hui, je fais du maraîchage bio sur 2 hectares, j’élève 15 chèvres dont je transforme le lait, je m’occupe de 8 ruches et je rénove les bâtiments quand j’ai le temps.
Claire gère la partie transformation et la vente directe, moi je suis plutôt terrain. Les enfants adorent la vie ici, même s’ils râlent parfois quand il faut donner un coup de main !
Sur ce blog, je raconte ce que je vis au quotidien : mes techniques qui marchent, mes plantages mémorables (et il y en a !), les trucs que m’ont appris les anciens du coin. Pas de grands discours, juste du concret testé sur le terrain.
Parce qu’au final, on apprend tous ensemble, non ?




